© Gilles Dehaudt 2008


Louvil faisait partie du domaine impérial carolingien attribué à Evrard de Frioul et Gisèle. La paroisse dépend alors de l'abbaye de Cysoing qui est issue de la fondation religieuse voulue par ce couple en fin du IXe siècle. C'est un chanoine de Cysoing qui dessert le lieu jusqu'à la Révolution.


Extrait de la plaquette sur Louvil - collection Architecture et Tradition - éditée par la Communauté de Communes du Pays de Pévèle
EGLISE Saint Martin de Louvil
Sise dans un enclos verdoyant qui est l'ancien cimetière, l'église de Louvil se présente de dos quand on l'aborde de la route qui traverse le village. Il est aisé de voir que deux parties composent ce petit édifice plein de charme. Le choeur est un vaisseau gothique élevé vers 1535/1550 par l'Abbé Mathias de Barda qui reconstruit également le choeur de Genech et l'abbatiale de Cysoing. Sous son grand toit aigu, les murs sont en briques avec parements de pierres blanches qui encadrent aussi les fenêtres qui ont gardé leurs remplages flamboyants. L'abside a malheureusement été restaurée de façon maladroite en 1980 en employant des briques modernes.
La nef unique et le clocher sont le résultat d'une reconstruction effectuée entre 1692 et 1708 sur l'ordre de l'Abbé de Cysoing, Antoine Vranx. Une chapelle de chaque côté, avec des contreforts en biais, élargit partiellement ce vaisseau.
La tour, très grèle, porte la date de 1714 et sa flèche est datée de 1717 sur la charpente.
Des contreforts assez disgracieux sont venus renforcer la base jugée fragile en 1912.
(Extrait de la plaquette sur Louvil)

Restauré en 1976 par l'architecte Pierre Deschamps, l'intérieur est très séduisant. La petite nef a de belles proportions sous sa voûte refaite en fin du XIXe siècle sous une autre en bois. Deux petites chapelles forment une sorte de transept ouvrant dans le mur par des arcs en briques.
Le choeur est d'une belle venue, jadis séparé de la nef par une arcade transversale dont la trace se voit sur les murs latéraux.
Quatre fenêtres harmonieusement moulurées sur des bases décalées éclairent abondamment ce vaisseau couvert d'une voûte en bois partiellement plâtrée. Il semble que, primitivement, cette voûte comportait des poutres qui auraient été sciées.
Cette modeste église a cependant un mobilier de grande qualité, probablement à cause du patronage de l'abbaye de Cysoing. Au dessus du baptistère, dans la chapelle de gauche, se voit un beau Christ en croix, du XVe ou du XVIe. Il provient de l'église de Péronne-en- Mélantois qui n'en voulait plus au XIXe siècle !
Une grande Vierge à l'Enfant, en bois sculpté, est du XIVe siècle, déhanchée et noblement. Elle a beaucoup souffert d'avoir été durant presque deux siècles exposée dans une niche en façade du clocher. L'origine de cette oeuvre superbe est inconnue.
Dans le choeur on remarquera le beau retable et le tabernacle, du XVIIIe siècle, mais surtout la table d'autel, magnifique pièce baroque, portée par des angelôts et marquée au centre par un cartouche où est sculpté l'Agneau pascal.
Les boiseries et les autels des chapelles sont du début du XIXe siècle et accompagnent dignement ces très belles oeuvres que certains disent provenir de l'abbaye, mais ceci n'est nullement prouvé.
(Extrait de la plaquette sur Louvil)
La commune de Louvil, l'association La Louviloise et la Paroisse s'unissent pour restaurer l'église ...

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et prochainement patine et dorures ...
C'était le samedi 13 mars 2010, l'association La Louviloise avait invité l'Orchestre Régional du Pévèle Mélantois ...

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Très beau concert qui a réjoui les nombreux participants !
Un grand bravo à tous !